Le récit d'un compositeur
7/24/2008 12:53:28 AM - Mandala, son disque précédent, fut à mon sens le plus créatif du jazz montréalais en 2004. Patient, le saxophoniste Joël Miller a attendu que vienne une inspiration aussi forte. La voilà : évoquant ses aventures préadolescentes de pêche et de vélo dans son Nouveau-Brunswick natal, le musicien a entrepris de composer un véritable récit... sans utiliser un seul mot, il va sans dire.

Prenons l'exemple d'Anonymity : si peu de musiciens issus de cette tradition peuvent créer des pièces de cette trempe, superbe alliage de jazz moderne et des cycles récents de musique électronique.

N'allons pas conclure à une facture d'ensemble, l'univers de Joël Miller est beaucoup plus vaste que cet amalgame. Un peu trop éclaté ? De prime abord, peut-être, mais cette perception s'infirme au fil des écoutes. Son discours mélodique, magnifié à quatre reprises par la voix d'Amelia McMahon, renvoie aussi au chant baroque ainsi qu'aux grands folklores d'Europe. Blues (en hommage au regretté saxophoniste acadien Boogie Gaudet), gospel, folk rock, psychédélisme sont aussi des composantes de ce jazz si singulier.

Voilà certes l'approche d'un des compositeurs les plus intéressants de la scène montréalaise.

CHANSON À ÉCOUTER
Anonymity
— Alain Brunet, La presse, dimanche 9 décembre 2007
"A very happening tenor player [who] has a very able ear for composition... [and] one of those sounds on tenor that makes you very glad that there is such a thing as the tenor saxophone. . . someone worth pursuing."

-- - Katie Malloch, CBC’s Jazz Beat (17/09/98)
Le récit d'un compositeur
Tantramar Gets 5 stars in the Montreal Gazette!
A CD report - Joel Miller | Mandala
'Paranoise' By Any Other Name